
L’Italie qui repart de zéro, c’est le premier volet de notre série sur les grandes nations européennes, huit mois après le Mondial. Sous l’autorité de Prandelli, la Nazionale rajeunit et offre de nouvelles perspectives dans le jeu. Jusqu’ici, les résultats sont prometteurs. Objectif : Mondial 2014.
L’Italie qui repart de zéro, c’est le premier volet de notre série sur les grandes nations européennes, huit mois après le Mondial. Sous l’autorité de Prandelli, la Nazionale rajeunit et offre de nouvelles perspectives dans le jeu. Jusqu’ici, les résultats sont prometteurs. Objectif : Mondial 2014.
Ils ne sont plus que trois. De Rossi, Pirlo et l’inamovible Buffon. Voilà ce qu’il reste du titre mondial de 2006. L’Italie ne veut plus s’accrocher à son glorieux passé et rappeler ses anciens combattants pour service rendu à la nation. La claque sud-africaine a agi comme un électrochoc. L’héritage oui mais dans les livres, plus sur le terrain. Cesare Prandelli a pris en main les destinées de l’Italie après le Mondial 2010 et nombreux sont ceux qui sont restés sur le carreau.
Un grand coup de balai chez les trentenaires pour commencer : exit les Gattuso, Zambrotta, Iaquinta, Camoranesi, Cannavarro, Di Natale, De Sanctis. Ils ne sont pas nombreux à avoir survécu à l’élimination au premier tour l’été dernier. Sept exactement dans la dernière liste communiquée par Prandelli pour la Slovénie, huit si on ajoute De Rossi exclu du groupe pour raison disciplinaire. Le futur de la Squadra Azzura repose désormais entre les pieds de Leonardo Bonucci et Andrea Ranocchia, nouvelle charnière centrale, secteur clé s’il en est en Italie.
Un duo qui, tout comme les pépites de Serie A, Giovinco ou Matri, symbolise le lifting imposé par Prandelli mais également par Arigo Sacchi, coordinateur des équipes de jeunes, et Roberto Baggio, à la tête du secteur technique. Les jeunes gâchettes ont remplacé les vieux fusils. « On doit croire davantage en la jeunesse. On doit tout donner pour lui permettre de s’épanouir », annonce le Ballon d’Or 1993. La moyenne d’âge a dégringolé passant de 29 à 25 ans. La révolution est en marche et Prandelli, dont la réputation de formateur n’est plus à faire, milite même pour qu’une équipe d’Italie des moins de 21 ans soit inscrite au championnat de Serie B. Lire la suite…